Chants Of Maldoror - Every Mask Tells The Truth
gothique >
deathrock
Avec ce second album, les Chants of Maldoror s'inscrivent véritablement
dans la lignée de Christian death...Oooolah ! Pas dans le sens où
nous aurions affaires à de pâles imitateurs, non, non, loin de
là, même si certains esprits chagrins les accusaient de rester
trop proches de leurs influences sur leur premier cd. J'aurais dû formuler
mon entrée de la manière suivante plutôt: avec ce second
disque, les Chants of Maldoror prouvent à quel point ils ont l'étoffe
de Christian death. Il aura fallu attendre près de 5 ans pour que sorte
cette galette et comme ils étaient attendus au tournant, nos Italiens
auraient pu se la jouer facile...et bien, pas du tout ! Cet excellent 'Every
mask tells the truth' est à son prédécésseur ce
que 'Catastrophe Ballet' a pu être par rapport à 'Only theatre
of pain'. Plus nuancé, moins immédiat dans les attaques, il
offre un large panel d'émotions torturées passant du désespoir
hanté ('les très bons 'Wounded canvas'et 'Where the lord lies')
à une forme de mélancolie sombre ('Cruel with us', 'Of the willings'),
carrément d'inspiration cabaret sur 'Sometimes a poison', sans parler
de petits interludes musicaux plus doux. Bon ok, c'est du très bon
deathrock, alors où sont les changements ? Dans les lignes, moins violentes,
plus aérées principalement, dans les mélodies plus progressives
ensuite, Adolphe joue certes toujours les petits frères de Rozz Williams
mais de manière nettement moins affirmée, on sent qu'il a travaillé
son timbre pour le personnaliser davantage. Le piano occupe une place plus
importante dans les sonorités du clavier et sa clarté appuie
à merveille les grincements maladifs des guitares. Du coup, 'Every
mask tells the truth' n'enthousiasme pas d'un seul coup dès la première
écoute comme pouvait le faire 'Thy hurting heaven'; pourtant, écoute
après écoute, il distille son charme envoûtant et vénéneux
jusqu'à le rendre complètement indispensable. Alors oui, les
Chants of Maldoror sont des descendants de Christian Death, inutile de nier,
mais leur maturité musicale et intellectuelle les place nettement parmi
les aînés; c'est probablement ce qu'on appelle la classe... (vendredi
17 mars 2006).
Twilight